Les nouvelles conditions d’exploitation de Walibi Belgium

Par Mister Andro
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Depuis les arrêts du Conseil d’État de février dernier annulant deux permis de 2018 du parc, le parc Walibi était dans une situation pour le moins délicate. Il pouvait ouvrir sur base d’un permis de 2015, sans ses installations et attractions les plus récentes, dont le Popcorn Revenge, le Fun Pilote, le Pulsar ou encore le Kondaa, la plus haute et rapide montagne russe du Benelux inaugurée l’an dernier, celles-ci étant en infraction urbanistique.

Le directeur du parc avait toutefois prévenu qu’il ne se passerait d’aucune de ses attractions. Et finalement, il ne devra pas ouvrir son parc avec des attractions en situation irrégulière.

Les fonctionnaires délégué- technique et des implantations commerciales de la Région, se voyant à nouveau saisi de la demande de permis intégré du parc depuis la décision du Conseil d’État, ont agi avec célérité, délivrant le sésame ce 30 mars et notifié le lendemain aux parties.

Des vrais jours compensatoires

Ce nouveau permis, valable jusqu’au 29 mars 2038 en tant que permis d’environnement, se devait de tenir compte des raisons qui ont justifié les arrêts de la plus haute juridiction administrative.

En ce qui concerne les jours compensatoires, ce seront de vrais jours compensatoires.

Ceux-ci compensent les journées d’ouverture exceptionnelle du parc où il peut fermer ses portes à 23h. Mais rien n’interdisait à Walibi de mettre ces jours lorsqu’il était fermé, le parc n’étant pas ouvert toute l’année.

Le Conseil d’État avait dès lors estimé que ce n’était pas une compensation. Dans le nouveau permis, le tir est corrigé: « Dix jours de fermeture de l’établissement sont imposés par an, dans la période d’ouverture effective du parc par référence à l’année précédente. Si une journée exceptionnelle se déroule un dimanche ou un jour férié, le parc sera fermé également un dimanche ou un jour férié. »

Voilà qui ne devrait pas faire plaisir au parc.

75 décibels max pour les feux d’artifice

Le Conseil d’État avait aussi pointé le fait que les feux d’artifice n’étaient pas soumis à une norme de bruit. Ce sera désormais le cas: « la valeur limite pour l’heure pendant laquelle le feu d’artifice est tiré est de 75 dBA ». Ce qui devrait obliger le parc à utiliser des feux d’artifice à bruit contenu.

On le sait, les riverains réunis au sein de l’ASBL Les Versants de la Dyle sont attentifs aux normes de bruit.

Pour les dix journées exceptionnelles, mises par le parc pendant la période d’Halloween, Walibi a une dérogation: hors feu d’artifice, il peut aller jusqu’à 60 décibels en journée (9h-19h), 55 en période de transition (19h-22h) et 50 jusqu’à 23h au niveau des zones d’habitat.

Il faut savoir que 60 décibels, c’est un niveau sonore quasiment triplé par rapport à 55 décibels.

Pas sûr que cela contente les riverains. Ceux-ci trouveront néanmoins positifs les contrôles de bruit imposés au parc.

Un recours sera-t-il déposé?

Un recours contre ce permis est possible auprès du gouvernement wallon. On verra si Walibi ou les riverains décident d’en introduire un, dans l’espoir d’assouplir les conditions d’exploitation dans le chef du premier, ou pour les rendre plus contraignantes dans le chef des seconds.

Source : lavenir.net

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