Les nombreux accidents et incidents de ce début d’année 2018 soulève de nouveau la question de la sécurité des attractions à sensations.
Au parc Bellewaerde, cette donnée est essentielle pour chaque membre du personnel.
Les manèges sont examinés à la loupe, maintenus et entretenus avec une exigence dépassant la norme imposée.

Si vous aimez vous faire peur sur les attractions du parc Bellewaerde, rassurez-vous.
Vous pourrez trembler en toute sérénité, sans craindre qu’un boulon va subitement s’envoler lorsque votre nacelle sera dans un virage ou complètement retournée.
En effet, des « mesures structurelles  », annonce l’équipe belge, sont mises en place pour garantir la sécurité des visiteurs.
Outre l’application des normes en matière de maintenance et d’entretien de toute la machinerie, la direction s’oblige à concevoir des procédures supplémentaires de sécurité.

Deux fois par an, avant et après la saison, et pendant plus d’une semaine, des experts indépendants sont mandatés par le Technischer Überwachungs Verein (TUV), un organisme allemand de contrôle technique, pour effectuer un examen complet de tous les manèges.
Les règles du TUV n’imposent qu’un seul audit annuel mais la direction du parc ne veut rien laisser au hasard, et double la mise.

Contrôle et test journaliers

En plus de cette revue complète des installations, les techniciens réalisent un contrôle journalier de chaque attraction avant l’ouverture du parc, selon une checklist de tous les points critiques propre à chaque machine.
Si l’un des critères n’est pas validé, le manège n’est pas ouvert au public.
Si tout est conforme, l’opérateur peut alors lancer un cycle complet « à vide » du manège avant d’accueillir les premiers passagers de la journée.

Les techniciens du parc sont aussi des experts qui n’ont pas peur des sensations fortes.

Un plan de maintenance préventive à long terme est aussi scrupuleusement appliqué pour toutes les installations.
Pour le Screaming Eagle par exemple, les câbles soutenant l’ascenseur sont automatiquement remplacés chaque année, même s’ils ne présentent aucune trace d’usure.
Pour la maison d’Houdini qui tourne sur un axe, chaque écrou subit un contrôle visuel, avant d’être marqué d’un trait de couleur.

Tous les scénarios de panne et tous les événements extérieurs sont imaginés  : problème avec des matériaux, influences externes comme le vent, la grêle ou la neige, baisse de tension électrique, pression anormale, capteurs défaillants…
Y compris le comportement déviant d’un visiteur dépressif qui aurait franchi une zone interdite avec l’envie de s’offrir une dernière sensation.

BelleWaerde Chiffres

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La réglementation ne les y oblige pas, mais régulièrement la direction du parc Bellewaerde s’offre les services d’un arpenteur et d’un sondeur qui va vérifier que l’attraction n’a pas bougé d’un poil.
Les fondations sont également inspectées.
Les opérateurs et techniciens sont régulièrement formés pour réagir en cas d’imprévu mais aussi pour la procédure d’évacuation d’un manège voire du parc tout entier.

Bellewaerde

En pleine saison, le parc peut en effet accueillir jusqu’à 13 000 visiteurs d’où l’importance de ces exercices périodiques.
En juin 2016 d’ailleurs, un vaste exercice de crise était organisé autour d’une catastrophe simulée pour mettre à l’épreuve le plan d’urgence interne avec l’intervention des secours.
L’explosion factice d’une cabine haute tension avait provoqué l’arrêt des attractions Niagara et Screaming Eagle, dans lesquelles étaient coincés des visiteurs.

Les animaux sauvages du parc, comme les tigres, les lions, les léopards ou encore les girafes et les éléphants sont aussi une attraction qui peut présenter un risque pour le public.
Là aussi, la solidité des enclos est vérifiée et des procédures spécifiques sont même prévues si l’un d’entre eux venait à s’échapper.

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Source : Lavoixdunord.fr

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