Les agresseurs condamnés après la rixe de cet été au Parc Astérix

Les trois hommes qui comparaissaient ce jeudi devant le tribunal de Senlis (Oise) avaient participé à une bagarre dans le manège Tonnerre de Zeus. Sur les réseaux sociaux, la vidéo était devenue virale.

A la manière des noms donnés aux personnages de Goscinny et Uderzo dans les aventures d'Astérix, on aurait pu les renommer les « déclencheurs de rixe ». Ces trois hommes ont été condamnés ce jeudi par le tribunal de Senlis (Oise) pour des violences commises dans l'enceinte du Parc Astérix en juillet 2020. Des peines allant de deux mois de prison ferme à une amende de 800 euros en passant par un travail d'intérêt général pour ce trio âgé de 28 à 30 ans, originaire de Vigneux-sur-Seine (Essonne).

Juillet 2020, Fracture du nez, côte cassée et commotion cérébrale

Le 10 juillet 2020, les trois prévenus faisaient partie d'un groupe d'une trentaine de personnes, « de la famille et des amis », venus passer une journée de détente dans le parc d'attractions de Plailly.

L'un des jeunes du groupe perd sa casquette durant le parcours du train de la célèbre attraction Tonnerre de Zeus. A l'arrivée, il demande à la récupérer auprès des opérateurs qui lui font savoir que, pour des raisons de sécurité, il va devoir attendre : la casquette ne pourra être rapatriée qu'après l'arrêt du manège à grande vitesse en fin de journée.

Une réponse qui n'est pas du goût de Bakary D., 30 ans, le cousin du jeune à la casquette envolée. Celui-ci revient à la charge auprès d'un des salariés du site. « Je suis venu négocier et ils m'ont mal parlé », assure aujourd'hui cet éducateur spécialisé.

Le ton va très vite monter entre ce visiteur au physique imposant et les opérateurs. S'ensuit un échange de coups. Les amis de Bakary s'empressent de revenir vers le quai de l'attraction. La suite de l'altercation fera l'objet d'une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux. Mais aussi d'images de la vidéosurveillance du parc, où l'on voit des opérateurs dépassés par le nombre d'assaillants, avant d'être secourus par les agents de sécurité et les pompiers du site.

Bagarre au Parc Astérix entre des jeunes et la sécurité

 

Bilan : une fracture du nez pour l'un des salariés du Parc Astérix, une côte cassée et une commotion cérébrale pour son collègue, frappé à terre par plusieurs personnes comme le montreront les images de la vidéosurveillance.

«Une histoire navrante avec un prétexte futile»

Bakary sera interpellé par les gendarmes en compagnie de ses amis, Gislain et Assad, âgés tous deux de 28 ans, dont les tenues aux couleurs vives ont facilité l'identification.

« On est juste remonté voir ce qui se passait puisque des petites sœurs de notre groupe nous ont dit que Bakary était pris à partie », plaident ce jeudi les deux hommes, qui contestent avoir porté des coups. « On est allé voir si ce n'était pas une bande rivale », lâche Assad, tandis que Gislain parle de « chahut » pour décrire la scène.

« Une histoire navrante qui débute par un prétexte futile et qui se termine par une grande lâcheté, avec un homme frappé à terre par plusieurs personnes », soupire la substitut du procureur. « Les images de vidéosurveillance montrent aussi que l'un des opérateurs semble particulièrement belliqueux et revient plusieurs fois au contact », relève pour sa part Me François Maquair, l'avocat des trois prévenus, qui ont tout trois été reconnus coupables de ces violences.

Quant à la casquette au cœur de cette altercation, elle n'aurait finalement jamais été récupérée.

Source : Leparisien