Le parc d’attractions Plopsaland de La Panne en Belgique s’agrandit. Cette année, le gros chantier se concentre sur l’offre hôtelière avec la construction d’un hôtel de 117 chambres et d’un camping de 100 bungalows thématiques.

Hôtel Plopsaland

À l’instar d’autres grands parcs d’attractions européens, Plopsaland – La Panne investit dans l’hôtellerie et la solution d’hébergement intégrée.
Afin de diversifier ses activités et son chiffre d’affaires mais aussi pour trouver de nouvelles clientèles.

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Tout d’abord, les familles souhaitant profiter d’un séjour plus long avec la possibilité de se loger au sein même du complexe de loisirs.
Mais le projet vise aussi une clientèle d’affaires et de passage, a priori sans connexion avec les parcs de loisirs de Plopsaland ou Plopsaqua.

  Hôtel Plopsaland

À terme, l’objectif pour le parc est d’atteindre une capacité d’accueil de 1 400 lits.

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Estimés à 120 000 personnes, les visiteurs de Plopsaland – La Panne qui séjournent aux alentours du parc sont une manne dont ce dernier ne veut plus se priver.

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Un projet à 45 millions d’euros

L’ouverture du nouvel hôtel sur le site du parc d’attractions est prévue pour 2020.
Il comprendra 84 chambres standards, 18 suites et 15 suites de luxe d’une superficie de 60 à 100m2.
Une structure qui comptera un nouveau restaurant avec un espace VIP, quatre salles de réunion et un foyer équipé de deux bars viendra agrémenter l’offre de logement hôtelier sur place.
Pour ce nouveau complexe prénommé Plopsa Hôtel, Plopsaland investit 20 millions d’euros.
Mais ce n’est pas tout.
L’ancien camping Ter Hoeve, d’une surperficie de dix hectares et mitoyen du parc, a été racheté par le parc d’attractions.

Hôtel Plopsaland

Sur ce terrain, une centaine de bungalows de quatre à six personnes et décorés avec les personnages qui font le succès de Plopsaland viendront compléter les solutions d’hébergement du parc.

Préserver l’esprit du parc

Enfin, il serait plus correct de parler de «  petites maisons  » tant le soin sur la décoration et la conservation de l’esprit féerique du parc a été préservé.
Regroupées en petits villages à thèmes, ces maisonnettes seront organisées selon les univers des dessins animés flamands de Studio100 et qui font la renommée du parc.
Pour cette première phase d’aménagement (sur trois au total), en lieu et place de l’ancien camping, une enveloppe de 25 millions d’euros est prévue avec un début des travaux dès cet été.
La direction du parc précise que «  les visiteurs ne pourront pas profiter de l’hôtel et des bungalows dès la saison 2018 mais qu’un nouveau bloc sanitaire a été installé pour les usagers du camping sous tentes, camping-cars et mobile-homes encore sur le site  ».

Avec une fréquentation toujours en hausse (plus de 1,3 million de visiteurs pour Plopsaland et 300 000 pour Plopsaqua en 2017), le parc voit grand pour la pérennité de son activité.

Disco Coaster

Un projet dont on commencera à juger de la pertinence en 2020, année où le parc fêtera ses 20 ans sur le site de La Panne avec, certainement, de nouveaux investissements pour célébrer l’événement.

{tab title= »Les Français bienvenus pour les nouveaux emplois créés »}

Pour l’instant, rien n’a filtré sur les entreprises chargées de l’édification du nouvel hôtel et de son complexe ; aucune information non plus au sujet de la construction des villages thématiques et de l’aménagement des maisonnettes de l’ancien camping Ter Hoeve.

En matière d’emploi dans les nouvelles structures une fois construites, Plopsaland prévoit cependant «  50 nouveaux emplois à plein-temps  » dès l’ouverture du nouvel hôtel.
La direction l’assure, ces emplois sont ouverts aux Français ; «  les Français sont, bien sûr, les bienvenus. Cependant, une connaissance du néerlandais est requise  » puisque de nombreux clients viennent de Flandre belge ou des Pays-Bas.
Pour le complexe de bungalows, le parc reste plus discret sur la question mais il est à prévoir une forte demande de main-d’œuvre pour l’entretien des espaces verts et décors des villages thématiques ainsi que pour assurer le nettoyage des habitations après le départ des clients.

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{tab title= »Un univers peu connu des Français »}

Plopsaland est l’un des derniers nés des grands parcs d’attractions européens.
Il a remplacé le Meli Park, consacré à l’univers des abeilles et de l’apiculture depuis 1935, et n’a cessé de voir sa fréquentation croître.
Son rachat par les Studio 100 en 1999 a permis d’insuffler une dynamique nouvelle en incorporant l’univers des dessins animés et séries télévisées du producteur belge.

Fondé autour de l’image pleine de la bonhomie de Kabouter Plop, le Lutin Plop du dessin animé flamand éponyme, Plopsaland a largement utilisé le catalogue des productions de Studio 100.
À l’image de Samson en Gert (Fred & Samson, en français), Piet Piraat (Pat le Pirate), Wizzy & Woppy ou Maya l’abeille, rare personnage connu dans l’Hexagone.
En effet, nombre de manèges, animations et montagnes russes proviennent directement des productions du studio propriétaire du parc.
Spécialisés dans les productions pour la jeunesse, ses programmes étaient et sont toujours diffusés sur les canaux de télévision néerlandophone de Belgique, d’où la relative méconnaissance de ces univers par le public français.

Si Studio 100 a racheté certaines licences de dessins animés en 2008 comme Heidi, Lassie ou Fifi Brindacier, ces références échappent parfois aux plus jeunes qui n’ont pas connu ces personnages… ce qui n’empêche pas la magie d’opérer, une fois les grilles du parc franchies !

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