Le harnais de sécurité n’a pas été enclenché, elle a dû sauter du wagon qui démarrait

Par Mister Andro
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Camille, une habitante de Tourcoing dans le nord de la France, se souviendra de sa journée à Walibi Belgium, dimanche 14 août 2022. Dans l’une des attractions, le harnais de sécurité n’a pas été enclenché par les opérateurs du parc et elle a dû sauter du wagon qui démarrait.

Camille s’est rendue dimanche à Walibi en Belgique avec son compagnon et des amis. Vers 16 heures, ils ont voulu tester le Vampire, un SLC (Suspend Looping Coaster) de chez Vekoma. Ils en ont d’abord plaisanté avant que l’attraction ne démarre. « On s’était dit, imagine, ils oublient de me mettre le harnais de sécurité ? Et puis le sol s’est ouvert sous nos pieds et les wagons ont commencé à partir », explique la Tourquennoise à  La Voix du Nord.

« Mon compagnon est en situation de handicap. Ils nous avaient donc installés en dernier. La vérification avait été faite de son côté, mais pas de la mienne. Quand l’attraction a démarré, mon harnais était toujours totalement levé. » En deux secondes, Camille décide de sauter de son siège. « Je suis arrivée sur la plateforme sur laquelle patientent les prochains clients, le wagon est passé juste au-dessus de mes jambes. Mon copain a crié et l’alarme a été déclenchée, bloquant le train . »

Laissée seule pendant plus de trente minutes

Le train se trouve alors à une quinzaine de mètres au-dessus du sol. « Ils nous ont expliqué que le train s’était arrêté grâce au déclenchement automatique de la sécurité. Mais j’ai du mal à croire à cette version. Quel intérêt de suspendre le train à cette hauteur ? ».

Camille explique avoir été laissée seule par les operateurs du parc pendant une demi-heure, avant que le manager ne prenne le relais.

« Il nous a demandé de le suivre et nous a mis à l’écart. Il nous a proposé de profiter gratuitement de l’espace restauration. Mais la dernière chose dont j’avais envie, c’était de manger une gaufre. Le médecin du parc a relevé une tension basse et un rythme cardiaque élevé. » En état de choc, elle dit être restée sans voix pendant plusieurs heures.

Walibi a reconnu l’oubli

Le manager du parc leur a ensuite proposé de déposer une plainte en interne. « On nous a dit que la plainte aurait la même valeur que si on se rendait au commissariat. On a demandé une copie tamponnée par l’établissement pour ne pas qu’on puisse dire qu’on a tout inventé. » Sur le retour de leur journée cauchemardesque, Camille décide quand même de porter plainte le lendemain au commissariat de Tourcoing et voit son médecin qui lui diagnostique un stress post-traumatique. « Je n’arrive plus à dormir, je fais des cauchemars. Il m’a arrêtée une semaine. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que j’ai failli mourir ce jour-là. »

Le parc Walibi a reconnu l’oubli. « Pour une raison inconnue, les vérifications habituelles n’ont pas été adéquatement effectuées et le harnais de sécurité de la personne n’a pas été correctement abaissé. » La direction assure que « conformément aux procédures opérationnelles, le pilote de l’attraction a immédiatement déclenché un arrêt d’urgence et stoppé l’attraction en toute sécurité. L’ensemble des dispositifs de sécurité ont été vérifiés et ne sont pas en cause. Des investigations approfondies sont en cours avec les équipes pour comprendre l’origine de cet incident. »

Source : VDN

Analyse par Etienne de EDBAttraction

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