Le parc Marineland d’Antibes prépare son futur sans animaux

Contesté par les associations, le parc animalier marin, spécialisé dans les shows avec des orques et des dauphins, se diversifie avec un cinéma 5D et une exposition de photos inédite en France.

« Ça bouge bien ! C’est surprenant on ne s’attendait pas à ça ! » A la sortie de la séance de cinéma 5D proposée depuis quelques jours par Marineland à Antibes (Alpes-Maritimes), Loïc, Amandine et leurs trois filles de 3 à 10 ans, venus de Franche-Comté, semblent conquis.

Durant environ 4min30, la famille, munie de lunettes 3D, a volé, slalomé, rebondi sur la banquise et dans les cieux à bord d’un vaisseau en mauvaise posture.
Elle a rencontré des ours polaires, pris des jets d’air sur le visage avec quelques surprises dans les jambes venues des 132 fauteuils articulés installés en indoor sous… le bassin des orques (bien réelles elles).

Marineland

850 000 visiteurs l’an dernier

Avec cette saisissante nouvelle attraction, le plus grand parc marin animalier d’Europe, aux 550 employés en pleine saison, mise gros.
Car le site, qui a accueilli 850 000 visiteurs l’an dernier, loin du gros million de 2014, n’est pas vraiment à la fête entre les inondations dramatiques de 2015 et la fronde croissante des militants opposés à la captivité des cétacés.

« La tendance est à la hausse mais on a besoin de nouveautés, de faire venir plus d’enfants pour les sensibiliser à la protection du monde animal.
L’idée c’est de se diversifier », explique Pascal Picot, le directeur général.

Dans cette optique, Marineland accueille, jusqu’au 31 août, le seul prêt en France cette année de l’exposition des 100 lauréats du 53e Concours annuel du meilleur photographe de la nature organisé par le Musée d’histoire naturelle de Londres.
Ces deux animations « sont de nouveaux leviers de communication », reconnaît le responsable du parc.

Suffisamment convaincants pour tous ?
Sans doute pas pour les anti-Marineland.
« Je les respecte mais, pour eux, quoi qu’on fasse c’est jamais bien.
La seule chose qu’ils veulent c’est qu’on ferme ! »

Source : Leparisien.fr

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